42. SUITE

# Posté le samedi 11 juillet 2009 07:16

41. Goodbye

Apparemment cette adresse n'est plus inconnue à certaines personnes, que je voulais pourtant garder à distance de ce que je peux écrire, de ce qui me touche et me rend vulnérable, ou bien de ce qui au contraire me rend plus forte. Je préfère donc en rester là.

# Posté le mercredi 11 février 2009 13:29

Modifié le lundi 02 mars 2009 08:54

40. Everything in its right place

40. Everything in its right place
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BEST FRIEND
<3

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# Posté le mardi 27 janvier 2009 12:57

39.

39.
"Et ce pourrait être l'instant où un éventuel futur prit fin, et où un nouveau commença."

Des matins de janvier, bousculés de pluie et de vent. Un peu de temps pour se rendre dans ces immenses salles de cinéma. Savourer une histoire.
Des cours qui se baladent, sur lesquels je m'attarde au passage, à l'occasion. Comme ça.
Une nouvelle sans fin. Qui raconte le début d'un été. Un été riche en vie, en désir ardent d'oser finalement se donner. Laissée dans un coin, le temps d'accepter. Puis reprendre
Les retrouver, chaque matin. Un coup de sonnette et je descends, me presse. Parcourir les quelques centaines de mètres qui me sépare de l'établissement. Gravir les cinq étages. Lancer des sourires, en reçevoir. Des vrais, des faux. Peu importe, je sais ceux sur qui je peux compter.. Siana, Flo, Peter, Vic. Chacun de nous aspire à fuir. Et je me rends compte que partir, n'est pas la faculté de savoir tout abandonner, tout sacrifier. Non. C'est celle de partager. Il n'y a rien à construire, seul. Pas de mémoire, pas d'histoire. L'écriture perd son sens. Divorcer, oui, des douleurs. Pas des Autres. Seulement de ceux qui les engendrent.
Paris, pour Elle. Renouer avec l'amitié.

# Posté le vendredi 23 janvier 2009 14:13

Modifié le lundi 16 février 2009 13:17

38. Extrait nouvelle.

38. Extrait nouvelle.
Cette vie que j'avais envie de boire, toute entière. La faire grandir en moi et grandir avec elle. Une histoire comme un enfant qu'on porterait, dont on ne voudrait jamais accoucher. Juste l'aimer, pour ce qu'elle promet d'être, pour ce qu'elle est aussi. Il y avait tant à faire, tant, tant. Et puis, avoir cette peur de ne pas être à la hauteur. Ne pas être celle qui pourtant célèbre déjà la victoire, d'avoir atteint le plus important sans encore en avoir vu l'esquisse, le brouillon. Pierre était là. Complètement là, il montait dans ce bus. Celui qui se frayait un chemin entre les avions, ces issues de secours. Aurore, qui tremblait. Et moi, qui attendais. Et j'aimais tant cette attente. Attendre d'embarquer. Tendre son billet, ne même pas regarder la piste qui s'éloigne. La France qui s'efface. Qui s'oublie. Le bus s'est arrêté. Un avion décollait plus loin. J'entendais des rires et faisait exploser le mien. Me confondre. Me mêler. Nous avons fini par tous nous échapper, courir vers l'escalier en fer. Et j'ai pensé à cette phrase d'Yves Simon :

« Alors nous détalerons comme des zèbres d'Afrique, vers d'autres continents, lâchement, sans regret ni regard, avec seulement l'ardeur dans les muscles, de vouloir vivre encore ».

Et c'était cela. Nous étions tous des zèbres. Nerveux et vifs. Pleins de cette histoire qui allait s'écrire encore. Dont nous allions faire partie, qui allait nous prendre entièrement, nous faire admettre ce que nous sommes et qu'il ne fallait pas rejeter ni même regretter. Sauvages, parce que dévorés par le temps. Blessés, mais survivants. Parce que nous avions tous souffert sûrement. Et que partir c'était s'arracher à tout cela. La vie allait nous envoler. Au dessus des terres françaises, nous faire imaginer les continents, ceux qui nous étaient inconnus, que je désirais secrètement. Ces pays aux frontières mille fois franchies, surpeuplés et pourtant certains désertés. Je les faisais vivre en moi. Et je continue de le faire. Habitée par eux, vivante grâce à eux. Fuir. Parce qu'il était temps de le faire, que ça n'était pas être lâche que de vouloir vivre, reprendre ailleurs, mieux, plus fort, plus sincèrement.

# Posté le vendredi 23 janvier 2009 14:09